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En 2026, les inondations ont de nouveau touché de nombreux territoires : l’Ouest, la Vienne, les Alpes-Maritimes, le Var, puis le Gard et l’Hérault, frappés par de fortes pluies cévenoles. Cette nouvelle étude révèle un décalage persistant entre la connaissance du risque et la préparation concrète des Français : les bons réflexes sont connus, mais encore trop peu appliqués.

Un risque encore perçu comme lointain

Cette baisse s’inscrit dans un contexte où les canicules et les feux de forêt occupent une place croissante dans les craintes des Français.

Parmi ceux qui constatent une aggravation des dégâts sans considérer les inondations comme un risque prioritaire, 46 % estiment ne pas vivre dans une zone à risque. Le danger reste largement perçu comme lointain, alors même que près d’un Français sur deux y a déjà été confronté.

Des Français encore peu préparés

Si 55 % des Français pensent savoir quoi faire en cas d’inondation, ils sont bien moins nombreux à se sentir réellement prêts à y faire face. Seuls 42 % se sentiraient suffisamment préparés si une inondation touchait leur zone d’habitation dans les prochaines 24 heures. Même parmi ceux qui ont déjà été personnellement confrontés à une inondation, cette proportion n’atteint que 62 %. Connaître les bons gestes ne suffit donc pas : encore faut-il s’être organisé en amont pour pouvoir les appliquer.

Ce manque de préparation se retrouve dans les mesures de protection, qui restent peu adoptées :

Les bons réflexes reculent, certains comportements à risque persistent

Parmi les Français qui ont déjà vécu une inondation, 74 % estiment avoir adopté les bons comportements. C’est nettement moins qu’en 2025, où ils étaient 83 %. Ce recul de 9 points rappelle que les acquis en matière de prévention restent fragiles et doivent être entretenus.

Certains réflexes essentiels restent toutefois bien ancrés. Lors d’une inondation, 76 % ont évité les zones où l’eau commençait à monter et 74 % ont suivi les informations en direct pour suivre l’évolution de la situation. Par ailleurs, 71 % n’ont pas pris leur voiture. Ce chiffre est cependant en baisse par rapport à 2025 (78 %).

Cependant, certains comportements à risque persistent, voire progressent :

Parmi ceux qui estiment ne pas avoir adopté les bons comportements, 52 % n’ont pas coupé l’électricité et/ou le gaz, 35 % n’ont pas signalé leur localisation et 29 % ont pris leur voiture.

* Étude d’opinion réalisée par Toluna Harris Interactive pour l’association Assurance Prévention en ligne du 11 au 15 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 3 254 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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