Comment réagir face à une inondation ?
18 février 2026
13 février 2026
Une crise de convulsions est une contraction brutale et involontaire d’un ou plusieurs muscles (spasmes musculaires). Elle peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. D’origine souvent neurologique, les crises traduisent une souffrance cérébrale, s’accompagnant d’une perte de connaissance.
Attention à ne pas confondre avec une crise de tétanie (ou spasmophilie) où une victime de tétanie peut contracter ses muscles, plus ou moins volontairement, mais reste consciente.
Quelle est la différence entre convulsion, spasme, tremblement et frisson ?
Ces termes désignent des mouvements involontaires, mais ils ne correspondent pas aux mêmes situations.
Une convulsion est une contraction musculaire brutale et incontrôlée, souvent associée à une crise d’épilepsie et pouvant s’accompagner d’une perte de connaissance.
Un spasme correspond à une contraction soudaine d’un muscle ou d’un groupe de muscles, généralement localisée (par exemple une crampe ou un tic).
Le tremblement est un mouvement rythmique et répétitif, souvent lié à la fatigue, au stress, à certaines maladies neurologiques ou à la consommation de substances.
Enfin, le frisson est une réaction naturelle du corps, notamment en cas de froid ou de fièvre, provoquant de petites secousses musculaires pour produire de la chaleur. En cas de doute, surtout si les mouvements sont intenses ou s’accompagnent d’une perte de conscience, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
Les convulsions peuvent être provoquées par différentes causes : épilepsie, atteinte au cerveau (manque d’oxygène), hypoglycémie sévère (manque de sucre), hypokaliémie (manque de potassium), traumatisme cérébral (chute), accident vasculaire cérébral, méningite, manquement au traitement…
Chez l’enfant, les crises convulsives sont plus fréquentes, notamment entre 6 mois et 5 ans, et souvent liées à la fièvre. Lors d’une crise, l’enfant pâlit, se raidit, ses yeux se révulsent et subit des secousses musculaires sur tout ou partie du corps. A la fin des secousses, il est nécessaire de laisser l’enfant épuisé dormir. Par contre, si les secousses se prolongent au-delà de 5 minutes, il faut impérativement prévenir les secours d’urgence : le 15 (SAMU) ou le 18 (Pompiers).
La plupart des crises convulsives durent peu de temps : généralement moins de 2 à 3 minutes. Même si la situation est impressionnante, la crise s’arrête le plus souvent spontanément. Il est toutefois très important de chronométrer sa durée, car une convulsion qui se prolonge au-delà de 5 minutes peut devenir une urgence médicale. Une crise longue augmente en effet le risque de complications et nécessite une prise en charge rapide par les secours. Noter l’heure de début et la durée de la crise permet aussi de transmettre des informations précieuses aux professionnels de santé lors de l’intervention.
Pour aider une victime en état de crise convulsive, découvrez les gestes à accomplir en 5 actes :
Pendant la durée des convulsions, ne pas toucher la victime :
Écarter tout objet autour de la victime pour éviter des chocs et des blessures accidentelles. Protéger si possible la victime, notamment sa tête, avec des coussins ou des couvertures.
A la fin des convulsions, dégager les voies respiratoires de la victime en basculant doucement sa tête vers l’arrière.
Vérifier sa respiration en penchant votre tête au-dessus de la sienne pour sentir son souffle sur votre joue.
Si la victime respire, l’allonger en position latérale de sécurité, à savoir son corps sur le côté, en croisant la jambe du dessus (position de premiers secours).

Ne pas laisser la victime seule dès la fin de la crise. A son réveil, la victime est très confuse et désorientée : très souvent, elle ne se souvient pas de la crise, peut s’être mordue la langue et s’être urinée sur elle-même.
Si la victime de convulsions présente simultanément une forte fièvre, la déshabiller et placer des linges humides sur la tête et sur le ventre.
Si la victime est un enfant, le baigner en maintenant sa tête hors de l’eau, à une température inférieure de 2 degrés à celle de son corps.
Quel que soit la crise de convulsions, contacter les premiers secours : Pompiers (le 18) ou SAMU (le 15).
Toute victime de convulsions doit être hospitalisée, d’autant plus s’il s’agit d’une première crise convulsive. Elle peut malheureusement être annonciatrice d’une maladie grave.
Après une convulsion, les informations recueillies par les témoins peuvent être très utiles aux secours ou au médecin. Si possible, notez l’heure de début, la durée approximative de la crise, les mouvements observés (secousses généralisées ou localisées), la présence ou non d’une perte de connaissance, les modifications de la respiration, de la couleur du visage, ou encore une éventuelle chute ou blessure. Il est également utile de préciser ce qui s’est passé juste avant la crise (fatigue, fièvre, stress, traumatisme, prise de médicaments). Ces éléments aident les professionnels de santé à mieux comprendre la situation et à adapter la prise en charge.
Quels sont les signes après une crise ?
Après une convulsion, la personne entre souvent dans une phase dite post-critique. Elle peut être désorientée, très fatiguée, avoir des maux de tête, des douleurs musculaires ou éprouver des difficultés à parler ou à se souvenir de ce qui vient de se passer. Cette période peut durer de quelques minutes à plus d’une heure selon les cas. Il est important de rester auprès d’elle, de la rassurer et de la laisser récupérer calmement. Si la confusion persiste, si la respiration reste difficile ou si l’état général ne s’améliore pas, il convient d’appeler les secours.
Notre association a apporté son soutien à l’édition du guide MINIDUCA, le premier guide pratique des gestes qui préviennent, qui soulagent et qui sauvent.

Sources
Gestes à effectuer en cas de crise d’épilepsie, Ligue française contre l’épilepsie
Convulsions fébriles de l’enfant, Assurance maladie, 2025