Comment réagir face à une inondation ?
18 février 2026
3 février 2026
La migraine est une affection neurologique courante caractérisée par des crises récurrentes de maux de tête souvent modérées à sévères. La douleur est typiquement pulsatile, unilatérale et peut s’accompagner de nausées, vomissements, photophobie (sensibilité à la lumière) et phonophobie (sensibilité au bruit). Certaines migraines sont précédées d’une aura, un ensemble de symptômes neurologiques transitoires comme des troubles visuels.
Les céphalées de tension donnent l’impression de porter un casque sur la tête. Les migraines se manifestent par des douleurs lancinantes du côté droit ou gauche de la tête, parfois pendant des heures, voire des jours. La douleur suit les battements du cœur. L’épisode est souvent associé à d’autres symptômes : une intolérance à la lumière, au bruit et aux odeurs, des nausées, des vomissements, etc.
Dans le cas de la migraine avec aura ou migraine ophtalmique, la personne ressent d’abord des troubles visuels : voile noir, éclairs en zigzags ou points scintillants. Il n’y a habituellement pas besoin d’examens complémentaires pour diagnostiquer la migraine, sauf si elle est atypique. En l’occurrence, débuter une migraine après 50 ans, ce n’est pas habituel et cela peut masquer un autre problème neurologique, à rechercher par des examens complémentaires.
Pourquoi les femmes sont-elles davantage à risque de migraine ?
Une histoire hormonale est peut-être en cause. Deux arguments vont dans ce sens :
- Chez les enfants migraineux, les garçons sont majoritaires (55 % des cas). Après la puberté, on trouve une prédominance féminine (65 % des cas).
- Certaines crises sont rythmées par les cycles menstruels (migraines « cataméniales »).
La réponse est « oui » si on a connu au moins 5 crises ayant duré de 4 à 72 heures (sans traitement) et accompagnées d’au moins un des caractères suivants :
De plus, les maux de tête doivent avoir au moins deux des caractéristiques suivantes :
Les enfants peuvent être atteints de migraine dès deux ans. Souvent, on ne s’en rend compte qu’à partir de cinq ans, lorsque l’enfant est en mesure de décrire cette sensation douloureuse. Les crises de migraine sont courtes chez les tout-petits, mais elles ne sont pas rares : 5 à 10 % des enfants en seraient atteints.
Un bébé atteint d’une crise de migraine est grognon, il pleure et cesse de s’occuper. Il est pâle et se tient la tête. La crise peut s’accompagner de vomissements.
Les facteurs déclenchants de la migraine varient d’un migraineux à l’autre : les alcools, le chocolat, les fromages fermentés, les glaces, le jeûne, le manque de sommeil et le stress sont les coupables les plus fréquents.
Lorsque les crises migraineuses sont peu fréquentes et rapidement soulagées, il n’y a pas d’intérêt à tenir un agenda de la migraine. En revanche, lorsque la migraine est handicapante et qu’un traitement de fond est justifié, trouver les éventuels facteurs déclenchants – variables d’une personne à l’autre – peut être utile pour éviter les situations à risque.
Parfois, le seul interrogatoire suffit. Parfois, le neurologue demande de tenir un agenda des crises pendant plusieurs semaines, en notant ce que le patient faisait, ce qu’il avait mangé ou bu juste avant, si c’était bruyant, etc.
Une crise de migraine typique dure généralement de 4 à 72 heures si elle n’est pas traitée ou si les traitements ne sont pas efficaces. Cette durée peut varier d’une personne à l’autre : certains épisodes se résolvent en quelques heures, tandis que d’autres peuvent persister plusieurs jours. Dans de rares cas, une crise prolongée au-delà de 72 heures (« status migrainosus ») peut nécessiter une prise en charge médicale spécifique.
Pour soulager une crise, plusieurs approches existent :
Note : l’efficacité des traitements varie selon les personnes et l’intensité de la crise.
Lorsque les crises de migraine sont intenses ou qu’elles ne sont pas soulagées par les antalgiques usuels tels que le paracétamol ou l’ibuprofène, le médecin peut prescrire un traitement spécifique à prendre au début de la crise : soit un médicament de la famille des triptans, soit un dérivé de l’ergot de seigle.
En cas de crises fréquentes et/ou invalidantes, il peut prescrire un traitement de fond à prendre quotidiennement (bêtabloquant, antidépresseur, antisérotoninergique, antiépileptique, etc.).
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé si :
Ces signes peuvent justifier une évaluation médicale pour exclure d’autres causes ou adapter la prise en charge
Dans toutes ces situations, il faut appeler le SAMU au 15.
Pourquoi la migraine donne-t-elle la nausée ?
La migraine n’est pas seulement une douleur de tête : elle implique des modifications neurologiques et vasculaires qui peuvent affecter d’autres systèmes, notamment le système digestif. La nausée et parfois les vomissements surviennent souvent parce que les mêmes voies nerveuses impliquées dans la douleur interagissent avec les centres nerveux qui régulent la digestion, entraînant ce symptôme fréquent.
Sources
Le dossier « Migraine » du Ministère de la Santé
Le dossier « Migraine » de l’INSERM