Passer directement au contenu Accéder au début de l'entête

Cet article s’appuie sur l’infographie réalisée en partenariat avec la Mission Risques Naturels (MRN).

Les résultats de notre baromètre « Les Français et les risques naturels » montrent que les Français se sentent personnellement exposés aux risques naturels, mais qu’ils ne sont pas suffisamment informés sur les aléas naturels et notamment sur la conduite à tenir lorsqu’ils surviennent. Seuls 40 % des Français pensent pouvoir faire face à une tempête, un cyclone ou une tornade.

Comprendre les risques

Une tempête tropicale se caractérise par des vents moyens compris entre 62 et 118 km/h. À partir de 119 km/h, on parle de cyclone tropical, également appelé ouragan ou typhon selon la région du monde. Les rafales peuvent être encore plus fortes.

Les vents peuvent arracher des arbres et des éléments de toiture, transformer des objets en projectiles et endommager les réseaux. Les fortes pluies peuvent entraîner des crues, du ruissellement et des glissements de terrain. Sur le littoral, la houle et la montée du niveau de la mer peuvent provoquer des submersions.

S’informer et préparer son habitation

Connaître les risques près de chez vous

Consultez le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), disponible en mairie. Renseignez-vous sur les événements passés, l’exposition de votre logement et les centres d’hébergement prévus par la commune. La proximité d’un cours d’eau ou de la mer ajoute un risque d’inondation ; un emplacement en hauteur peut accentuer l’exposition au vent.

Entretenir et protéger son logement

Organiser sa mise à l’abri

Identifiez à l’avance une pièce sûre dans un bâtiment solide, avec le moins d’ouvertures possible. Évitez les espaces sous les combles, plus exposés aux dommages de toiture. Si votre habitation ne constitue pas un abri sûr, renseignez-vous sur le centre d’hébergement à rejoindre avant l’arrivée du phénomène.

En zone inondable, le choix du refuge doit aussi tenir compte de la montée possible des eaux. Faites-vous conseiller par la mairie pour identifier un lieu adapté aux risques de votre logement. Une pièce protégée du vent peut être exposée à l’inondation : ne choisissez pas un refuge susceptible d’être submergé.

Complétez votre Plan individuel de mise en sûreté (PIMS) et partagez-le avec tous les membres du foyer. Chacun doit savoir où se mettre à l’abri, comment garder le contact et quels objets emporter.

Préparer son kit d’urgence

Un kit d’urgence doit contenir le nécessaire pour rester autonome pendant 72 heures. Il doit être stocké dans un endroit facile d’accès :

  • De l’eau potable et des aliments non périssables qui ne nécessitent pas de cuisson.
  • Vos médicaments habituels, les ordonnances et une trousse de premiers secours.
  • Une radio à piles, des piles de rechange, des lampes-torches et une batterie externe chargée pour le téléphone. Préférez les lampes aux bougies.
  • Un ouvre-boîte, des outils de base et un double des clés du logement et du véhicule.
  • Des copies de vos papiers essentiels et les coordonnées utiles, dont celles de votre assureur. Prévoyez aussi les besoins des enfants et des animaux.

Sauvegardez vos documents importants et les justificatifs de vos biens sur un support protégé ou dans un espace de stockage en ligne. Prévoyez également des seaux, des serpillières et une trousse à outils.

Suivre la vigilance et les alertes

Consultez régulièrement les bulletins de Météo-France pour votre territoire et les messages de la préfecture. La vigilance renseigne sur le danger météorologique ; les autorités diffusent les alertes et les consignes de protection. Les dispositifs et la signification des couleurs ne sont pas identiques dans tous les territoires ultramarins.

Écoutez les médias locaux, notamment La 1ère, et suivez les comptes officiels. Soyez attentif aux notifications FR-Alert et aux messages transmis par les autorités. Gardez une radio à piles à disposition en cas de coupure de réseau ou d’électricité.

À l’annonce d’une tempête tropicale ou d’un cyclone

Agissez suffisamment tôt, tant que les conditions permettent de le faire sans danger. N’attendez pas que les vents se renforcent pour préparer votre logement.

Si une évacuation est demandée, rejoignez le lieu indiqué avec votre kit d’urgence et vos documents essentiels. Respectez l’heure limite et les itinéraires communiqués par les autorités.

Pendant le passage du phénomène

Ne sortez pas au passage de l’œil du cyclone. L’accalmie peut être trompeuse : les vents violents reprennent ensuite. Attendez la levée des restrictions et les consignes des autorités avant de quitter votre abri.

À La Réunion, le passage en alerte rouge est annoncé avec un préavis permettant de rejoindre son domicile ou un abri. Une fois l’alerte en vigueur, les déplacements sont interdits. En alerte violette, restez confiné sans sortir. Aux Antilles, le niveau violet impose également le confinement : référez-vous aux consignes de votre préfecture.

Après le passage du phénomène

L’éloignement du cyclone ne signifie pas la fin de tous les dangers. Des arbres, des bâtiments et des réseaux peuvent être fragilisés ; des routes peuvent rester impraticables. Continuez à suivre les consignes pendant la phase de sauvegarde.

Sortir et se déplacer avec prudence

Vérifier la qualité de l’eau

Suivez les recommandations locales sur l’eau potable. Si sa qualité n’est pas garantie, privilégiez l’eau en bouteille. N’utilisez un traitement de l’eau qu’en respectant les instructions des autorités et du produit adapté.

Contacter son assureur

Avant de nettoyer ou de réparer, et dès que vous pouvez le faire en sécurité, photographiez les dommages et dressez un inventaire des biens endommagés. Rassemblez les factures, photos et autres justificatifs utiles. Contactez rapidement votre assureur pour déclarer le sinistre, connaître les démarches et mobiliser les services d’assistance prévus par votre contrat.

Cet article a été co-écrit avec l’association  Mission Risques Naturels (MRN) au sein de laquelle la profession de l’assurance contribue à une meilleure connaissance des risques naturels et apporte une contribution technique aux politiques de prévention.

Pour aller plus loin


Haut de page