Prévenir les dangers du soleil
22 mai 2026
23 avril 2026
De très nombreux allergènes peuvent être en cause :
Les allergies aux poils d’animaux sont souvent des allergies aux protéines de leur salive qui se sont déposées sur les poils lors du léchage.
Il n’est pas toujours facile d’identifier l’allergène responsable. Certains symptômes apparaissent immédiatement après un contact avec une substance, tandis que d’autres surviennent plusieurs heures plus tard. Pollens, acariens, poils d’animaux, aliments, médicaments ou encore piqûres d’insectes peuvent être en cause.
En cas de suspicion d’allergie, il est recommandé de consulter son médecin traitant, qui pourra orienter vers un allergologue. Le diagnostic repose d’abord sur un interrogatoire précis : nature des symptômes, fréquence, circonstances d’apparition, environnement ou habitudes de vie. Des tests cutanés, parfois complétés par une prise de sang, permettent ensuite d’identifier le ou les allergènes responsables.
Tenir un carnet de ses symptômes peut également être utile : noter les périodes de l’année, les aliments consommés ou les situations dans lesquelles les réactions apparaissent aide souvent à repérer un déclencheur.
Oui. Une allergie peut apparaître à tout âge, même chez une personne qui n’avait jusque-là jamais présenté de réaction allergique. Il est ainsi possible de devenir allergique après des années de contact avec un aliment, un animal ou un pollen sans aucun problème particulier.
Cette apparition tardive s’explique par une réaction excessive du système immunitaire, qui finit par considérer une substance pourtant inoffensive comme dangereuse. Certains facteurs peuvent favoriser ce phénomène : prédisposition familiale, changements environnementaux, pollution, infections ou expositions répétées à un allergène.
Des démangeaisons, un nez qui coule chaque printemps, des plaques sur la peau ou des troubles digestifs inhabituels doivent donc inciter à consulter, même si ces symptômes sont récents.
Nez qui pique, nez qui coule ou nez bouché et éternuements à répétition sont les symptômes typiques de la rhinite allergique (également appelée rhume des foins). D’autres symptômes peuvent accompagner la rhinite : yeux rouges, larmoiements, sensations de sable dans les yeux, arrière-gorge qui gratte, toux sèche, etc.
Un adulte sur trois souffre de rhinite allergique, ce qui fait 5 à 7 millions de Français âgés de 18 à 45 ans et 1 million d’enfants.
Les pollens d’arbres, de graminées ou d’herbacées ne sont pas les seuls responsables. De nombreux autres allergènes peuvent déclencher une rhinite allergique : acariens, moisissures, blattes, poils d’animaux…
La rhinite allergique peut être saisonnière (surtout au printemps pour les pollens) ou persistante (toute l’année, par exemple lorsqu’elle est due aux poils ou aux acariens).
Bénigne, la rhinite allergique peut gêner dans les activités de la vie quotidienne, voire devenir handicapante avec de fortes répercussions scolaires, professionnelles et familiales (fatigue, troubles de la concentration, absentéisme, arrêt de travail).
Une rhinite persistante non prise en charge peut favoriser le déclenchement d’un asthme : 20 % des personnes souffrant de rhinite allergique ont également de l’asthme et 80 % des asthmatiques ont aussi une rhinite allergique.
Les symptômes d’une allergie respiratoire peuvent ressembler à ceux d’un rhume, ce qui prête parfois à confusion. Quelques signes permettent néanmoins de les distinguer.
Le rhume est provoqué par un virus. Il apparaît souvent progressivement et s’accompagne fréquemment de fatigue, de courbatures ou parfois de fièvre légère. Les sécrétions nasales deviennent généralement épaisses au bout de quelques jours, et les symptômes disparaissent en une semaine environ.
L’allergie, elle, survient souvent brutalement après une exposition à un allergène. Elle provoque surtout des éternuements en salves, un écoulement nasal clair, des démangeaisons et des yeux irrités. En revanche, elle ne s’accompagne pas de fièvre. Les symptômes peuvent durer tant que l’exposition persiste, par exemple pendant toute une saison pollinique.
En cas de doute ou de symptômes qui se répètent chaque année à la même période, un avis médical peut permettre de poser un diagnostic précis.
La dermatite atopique est une maladie fréquente qui touche surtout les enfants issus d’une famille prédisposée à l’allergie. Elle se manifeste au cours des premières années de la vie sous forme de poussées d’eczéma : apparition de plaques rouges mal délimitées, puis de vésicules et de croûtes accompagnées de démangeaisons intenses, initialement sur les joues, les cuisses, les bras et l’abdomen du nourrisson, puis typiquement au niveau des plis, des mains et du visage. Un traitement long et spécifique s’impose (corticoïdes en application locale, hydratation de la peau, etc.).
La dermatite atopique s’améliore spontanément vers 4-5 ans, mais l’enfant garde une peau très sèche et une vulnérabilité cutanée. À noter que dans 30 % des cas, des récidives peuvent se manifester vers 15-25 ans, par exemple sous la forme d’une réaction allergique de contact au nickel au niveau des oreilles (boucles d’oreille) ou à des substances cosmétiques.
Cette maladie allergique de la peau se manifeste par des plaques rouges bien délimitées qui entraînent de très fortes démangeaisons. Les facteurs potentiellement déclenchants sont très nombreux : pollens, moisissures, poils d’animaux, piqures d’insectes, aliments, latex, cosmétiques, médicaments, produits chimiques, soleil, chaleur, etc.
Des yeux qui piquent, qui démangent, qui coulent et qui sont douloureux signent une conjonctivite, ou inflammation de la conjonctive, membrane qui tapisse l’intérieur de la paupière et qui recouvre le blanc de l’œil. On reconnaît une conjonctivite allergique lorsqu’elle s’accompagne d’une rhinite et de paupières gonflées. Elle est habituellement provoquée par des pollens, des poils d’animaux ou des acariens.
On compte 4 millions d’asthmatiques en France et l’asthme provoque encore 1 000 décès par an. L’asthme se caractérise par des difficultés à respirer, se manifestant par des sifflements et une toux irritante survenant lors de crises d’intensité et de fréquence variables. Ces crises peuvent être provoquées par des facteurs déclenchants : pollens, acariens, aliments, polluants, médicaments. Il faut savoir que chez 70 à 80 % des adultes et 95 % des enfants, une cause allergique est retrouvée.
Certains aliments sont plus souvent incriminés que d’autres dans l’allergie alimentaire : le blanc d’œuf, l’arachide et le lait de vache chez l’enfant. Parmi les autres allergènes alimentaires, citons : l’avocat, la banane, le kiwi, les fruits à coques (amande, noisette, noix, noix de cajou, cacahuète), les légumineuses, le poisson, les ombellifères (aneth, céleri, fenouil, coriandre, persil), etc.
Les symptômes sont très divers et peuvent affecter toutes les parties du corps (eczéma, troubles digestifs, œdème des lèvres et de la gorge). Ils se manifestent dans les quelques minutes à quelques heures après ingestion de l’aliment en question, voire après inhalation ou un simple contact cutané. L’allergie alimentaire survient généralement tôt dès les premiers mois de la vie, avec un pic de fréquence du diagnostic chez les enfants de 1 à 3 ans.
La durée d’une allergie dépend avant tout de l’allergène en cause. Certaines réactions sont ponctuelles et disparaissent en quelques heures ou quelques jours après l’exposition. D’autres peuvent persister tant que le contact avec l’allergène continue.
Les allergies saisonnières, comme celles aux pollens, reviennent généralement chaque année à la même période. Les allergies aux acariens ou aux poils d’animaux peuvent, elles, provoquer des symptômes tout au long de l’année. Quant aux allergies alimentaires, elles peuvent parfois disparaître avec le temps, notamment chez l’enfant, mais certaines persistent à l’âge adulte.
Les traitements permettent le plus souvent de soulager les symptômes et de limiter les réactions allergiques. Dans certains cas, une désensibilisation peut être proposée. Ce traitement de fond demande toutefois du temps : il dure généralement plusieurs années.
Les personnes sensibles à un allergène peuvent devenir allergiques à un autre allergène. Les allergies croisées, qui s’expliquent par une forte ressemblance entre certains allergènes, sont de plus en plus fréquentes. C’est ainsi qu’une personne allergique au latex peut le devenir au kiwi, ou encore qu’une personne allergique aux poils de chat peut le devenir aux noix.
Les allergies croisées les plus fréquentes sont les suivantes :
Mais aussi : viande de porc/poils de chat, œuf/oiseau, latex/châtaigne, etc. Au moindre doute, il faut consulter, et même en cas de symptômes furtifs comme de petites démangeaisons des lèvres, voire un gonflement des lèvres après l’ingestion d’un fruit ou d’un légume cru.
Sources
Prise en charge de la dermatite atopique de l’enfant, Société Française de Dermatologie
Comprendre les allergies, Ameli
Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL)