Repas de fin d’année, allier plaisir et équilibre alimentaire
28 novembre 2025
12 novembre 2025
Les maladies cardiovasculaires font partie des principales causes de décès prématuré après 45 ans. La prévention est donc payante en termes d’années de vie épargnées. Elle l’est d’autant plus qu’elle est précoce et régulière, tout au long de la vie.
Les maladies cardiovasculaires ne sont pas seulement des causes de décès prématurés, mais aussi de fréquentes séquelles, tant physiques que psychiques. Par exemple, l’AVC est la première cause de handicap acquis chez l’adulte et la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer.
De plus, quand la qualité de vie d’une personne est altérée, c’est tout son entourage proche qui en pâtit. En vous protégeant, vous protégez vos proches.
Ces risques indépendants de nos habitudes sont :
Grâce à leurs hormones féminines, les femmes sont mieux protégées contre ces maladies durant la première moitié de leur vie. Mais après 65 ans, les affections cardiovasculaires deviennent la première cause de mortalité féminine : elles doivent donc aussi tenir compte de leur risque cardiovasculaire, comme les hommes.
Ce sont les facteurs de risque contre lesquels il est possible d’agir.
Par ailleurs, il existe 3 facteurs protecteurs : la consommation de fruits et légumes, l’activité physique et une consommation modérée de boissons alcoolisées.
Le risque cardiovasculaire se calcule en prenant en compte le sexe et l’âge du patient, s’il fume ou non, ses chiffres de pression artérielle et son rapport cholestérol total/cholestérol total (ou simplement le cholestérol total). On obtient ainsi une évaluation du risque de décès cardiovasculaire à 10 ans (en %) appelée SCORE. Selon sa valeur, le médecin décide de la nécessité de mettre en place des mesures pour réduire ce risque.
Ce sont les personnes qui ont des antécédents personnels de maladie cardiovasculaire (infarctus, angine de poitrine, artérite, accident vasculaire cérébral), et ceux qui souffrent de diabète de type 2 avec atteinte des reins ou deux autres facteurs de risque cardiovasculaire.
Leur suivi médical est particulier.
Pour corriger ses facteurs de risque sans trouver cela trop contraignant (au risque de tout abandonner), la solution est de commencer par changer ce qui nous semble le plus facile. Puis, de victoire en victoire, de s’attaquer à des défis un peu plus difficiles.
Les fumeurs dépendants ont au moins deux fois plus de chances d’arriver à « décrocher » avec un substitut nicotinique et un suivi par un tabacologue durant un an.
Je me fais également prescrire un traitement si, en dépit d’une meilleure hygiène de vie, j’ai encore trop de pression artérielle, de sucre dans le sang ou de cholestérol LDL.
Pour me faire dépister à temps, je compte mes facteurs de risque :
- Apprendre à identifier ses facteurs de risque cardiovasculaire est la première étape vers une bonne santé durable.
- Les petites améliorations de plusieurs facteurs de risque (poids, activité physique, tabac) finissent par avoir un effet cumulatif important. Bien contrôler sa pression artérielle grâce aux traitements est essentiel.
- N’oubliez pas de les prendre même si vous avez le sentiment de n’avoir aucun symptôme inquiétant.
Sources
Épidémiologie des maladies cardiovasculaires en France, Santé publique France, Mars 2025
Facteurs de risque cardiovasculaire et prévention, Société française de cardiologie, novembre 2024