Jardiner avec un enfant : nos conseils de sécurité !
17 mars 2026
13 février 2026
Ce qui est dangereux dans le tabac, ce sont les très nombreuses substances chimiques qui s’y trouvent de manière naturelle ou qui sont ajoutées par les industriels. Transformées par la combustion, portées dans les poumons par la fumée, elles pénètrent dans le sang et sont à l’origine de maladies du cœur et des vaisseaux sanguins, ainsi que de nombreux cancers.
De plus, ces substances exercent directement leurs effets sur la peau, la bouche, la gorge et les bronches. Même sans avaler la fumée, les risques de cancer de ces organes sont augmentés et, pour la peau, les signes du vieillissement apparaissent bien plus rapidement.
La nicotine n’est pas toxique en tant que telle, mais c’est elle qui crée l’addiction et qui enchaîne le fumeur.
Une cigarette est composée de tabac issu des feuilles séchées de la plante Nicotiana tabacum, auquel sont ajoutés différents additifs destinés à améliorer le goût, la conservation ou la combustion. Mais c’est surtout lors de la combustion que se forment les substances les plus dangereuses.
La fumée de cigarette contient plus de 7 000 substances chimiques, dont au moins 250 sont toxiques et environ 70 sont reconnues comme cancérogènes. Parmi les principales :
Ces composés pénètrent dans les poumons puis dans la circulation sanguine, affectant l’ensemble de l’organisme. Ils augmentent le risque de cancers, de maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC) et de maladies respiratoires chroniques. Il n’existe pas de cigarette « sans danger » : toutes les formes de tabac exposent à ces substances nocives.
Cette première cigarette de la journée…
Allumer sa première cigarette dans les 30 minutes qui suivent le réveil augmente de 31 % le risque de cancer du poumon, par rapport à un fumeur qui patiente 60 minutes (et qui encourt déjà un risque élevé de cancer des voies respiratoires) ! Ce risque grimpe à 79 % si la première cigarette est allumée moins de 30 minutes suivant le lever.
En effet, le délai entre le réveil et l’envie irrépressible de fumer est directement proportionnel à l’addiction au tabac. Plus on fume tôt après le réveil, plus élevé le nombre de cigarettes fumées dans la journée.
Contrairement à une idée reçue, la combustion du tabac est dangereuse quelle que soit le mode de consommation utilisé : cigarette, pipe, pipe à eau ou narguilé, cigare et cigarettes aux arômes artificiels.
Même les formes destinées à être mâchées (chique) ou coincées sous la lèvre (le « snuff » des Scandinaves) sont responsables de cancers des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge.
Oui. Le tabagisme passif — c’est-à-dire l’inhalation de fumée émise par d’autres fumeurs — augmente significativement les risques de cancer du poumon, de maladies cardiovasculaires, et de troubles respiratoires, même chez les non-fumeurs exposés régulièrement. Les adultes exposés ont environ 25 % à 30 % de risque supplémentaire de maladie cardiaque liée à la fumée d’autrui. Chez les enfants, l’exposition augmente le risque d’infections respiratoires, d’asthme ou d’otites.
Fumer en excès, surtout sur une courte période, peut entraîner des signes immédiats d’intoxication à la nicotine ou d’irritation respiratoire. Les symptômes les plus fréquents sont : nausées, maux de tête, vertiges, palpitations, essoufflement, toux persistante, gorge irritée et fatigue inhabituelle. Chez certaines personnes, un excès de tabac peut aussi provoquer une sensation d’oppression thoracique, une augmentation du rythme cardiaque ou un malaise. Ces signaux doivent être pris au sérieux, car ils indiquent que l’organisme subit déjà les effets toxiques du tabac. En cas de douleur thoracique importante ou de difficultés respiratoires, il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé.
Le tabagisme demeure la première cause de mortalité évitable dans le monde.
Le tabac nous fait encourir des risques au niveau de quasiment tous les organes : effets cancérigènes (bouche, langue, gorge, bronches, poumon), cardiovasculaires (infarctus, artérites, AVC) et respiratoires (bronchopathies chroniques obstructives, emphysème). De plus, il augmente le risque de presque toutes les formes de cancer.
Chez la femme, contraception orale (pilule) et tabac entraînent un risque accru d’accident vasculaire en général, dont l’accident vasculaire cérébral (« attaque »).
Arrêter de fumer, même tardivement, réduit ces risques et peut améliorer significativement l’espérance de vie et la qualité de vie.
La cigarette peut-elle provoquer des brûlures d’estomac ?
Oui. Fumer peut favoriser l’apparition de brûlures d’estomac et de reflux gastro-œsophagien. La nicotine contenue dans le tabac peut en effet relâcher le sphincter œsophagien inférieur, une sorte de “valve” qui empêche normalement les remontées acides de l’estomac vers l’œsophage. Lorsque cette barrière fonctionne moins bien, l’acide gastrique remonte plus facilement, provoquant des sensations de brûlure dans la poitrine ou la gorge, parfois accompagnées de régurgitations ou d’un goût amer. Le tabac peut aussi augmenter l’acidité de l’estomac et ralentir la cicatrisation de la muqueuse digestive. Les symptômes sont souvent aggravés après les repas ou en position allongée.
Fumer diminue la fertilité chez la femme comme chez l’homme, et avance l’âge de la ménopause.
De plus, on estime qu’environ un tiers des grossesses extra-utérines sont provoquées par le tabac : certains composés toxiques du tabac bloquent les contractions des trompes qui dirigent l’embryon vers l’utérus, et empêchent son adhésion aux parois utérines. Le risque de grossesse extra-utérine augmente proportionnellement au nombre de cigarettes fumées chaque jour.
Si la future maman est exposée régulièrement à la fumée de tabac (y compris lors de tabagisme passif), le risque de fausse couche est multiplié par 1,5 à 3, proportionnellement au nombre de cigarettes fumées chaque jour. De 10 % chez les femmes qui ne fument pas, ce risque peut atteindre 20 % voire 35 % chez celles qui fument plus d’un paquet et demi par jour.
Enfin, le tabac augmente le risque de retard de croissance du fœtus, multiplie par 3 le risque d’accouchement prématuré, et il est l’un des facteurs de risque de la mort subite du nourrisson (risque de mourir avant un an multiplié par 1,8).
Fumer pendant la grossesse présente-t-il des risques particuliers ?
Oui. Le tabagisme actif ou passif pendant la grossesse augmente le risque de fausse couche, de retard de croissance du fœtus, d’accouchement prématuré et de mort subite du nourrisson. Les substances toxiques inhalées traversent le placenta et affectent directement le développement de l’enfant.
Le tabac colore les dents en jaune et favorise les maladies de la gencive, sources de déchaussement dentaire à long terme.
La peau prend un teint terne et se ride plus facilement car le calibre des petits vaisseaux nourriciers de la peau est réduit.
À quoi bon dépenser des fortunes en cosmétiques anti-âge quand on fume ? Investissez plutôt dans un accompagnement pour cesser de fumer.
Sources
Tabac Info Service, www.tabac-info-service.fr