Comment réagir face à un orage ?
7 mai 2026
5 mai 2026
Aussi appelée immunothérapie allergénique, cette méthode vise à habituer progressivement l’organisme à l’allergène responsable afin de réduire les réactions allergiques au fil du temps.
Qui peut en bénéficier ? Est-ce efficace ? Quels sont les effets secondaires ? Voici ce qu’il faut savoir.
Une désensibilisation peut être proposée lorsque les symptômes allergiques deviennent difficiles à contrôler malgré les traitements habituels ou qu’ils perturbent la qualité de vie : sommeil compliqué, fatigue, gêne respiratoire, difficultés à pratiquer certaines activités…
Elle concerne surtout certaines allergies respiratoires, comme les allergies aux pollens ou aux acariens, ainsi que les allergies aux venins d’insectes.
Pour les allergies saisonnières, le traitement débute souvent plusieurs mois avant la période de pollinisation afin de préparer progressivement l’organisme.
Le médecin traitant peut orienter vers un allergologue lorsque les symptômes persistent ou qu’une allergie importante est suspectée.
Ce spécialiste réalise les examens nécessaires pour identifier précisément l’allergène responsable. Il évalue ensuite si une désensibilisation est adaptée à la situation du patient, en tenant compte notamment de l’âge, des symptômes et de l’état de santé général.
Il est conseillé de consulter si :
Un avis médical permet de confirmer l’allergie et d’évaluer les solutions les plus adaptées.
Chez l’enfant, une désensibilisation peut généralement être envisagée à partir de 5 ans, parfois un peu plus tôt selon les situations. Elle est principalement utilisée pour certaines allergies respiratoires ou aux venins d’insectes.
Commencer tôt peut permettre de mieux contrôler les symptômes et de limiter le risque d’aggravation vers un asthme allergique.
Chez l’adulte, il n’existe pas de limite d’âge stricte, à condition que le traitement soit compatible avec l’état de santé général.
La désensibilisation consiste à administrer de très petites quantités de l’allergène responsable, puis à augmenter progressivement les doses pour apprendre à l’organisme à mieux le tolérer.
Le traitement est le plus souvent pris sous la langue, sous forme de gouttes ou de comprimés. Certaines désensibilisations peuvent aussi être réalisées par injections chez le médecin.
Désensibilisation sublinguale
Désensibilisation injectable
Pour aider le médecin à identifier précisément l’allergie en cause, il est utile de noter les symptômes observés : nez qui coule, éternuements, yeux qui piquent, toux, gêne respiratoire, réactions cutanées… Essayez aussi de repérer à quels moments ils apparaissent : au printemps, au contact d’un animal, dans un logement poussiéreux, après une piqûre d’insecte, etc.
Pensez à venir avec vos anciennes ordonnances, résultats de tests allergologiques ou prises de sang si vous en avez déjà réalisés. Il est également utile d’apporter la liste des traitements pris régulièrement, y compris les antihistaminiques ou sprays contre l’allergie.
Certains traitements contre les allergies, notamment les antihistaminiques, peuvent fausser les tests cutanés. Lors de la prise de rendez-vous, le cabinet vous indiquera généralement s’il faut interrompre certains médicaments quelques jours avant la consultation. N’arrêtez jamais un traitement sans avis médical.
Le médecin commence par un entretien détaillé sur vos symptômes, leur fréquence et leur impact au quotidien. Il peut ensuite réaliser des tests allergologiques, le plus souvent cutanés, pour identifier les allergènes responsables. Si une désensibilisation est envisagée, il vous expliquera les bénéfices attendus, les contraintes du traitement et les précautions à respecter.
Pas toujours. Le médecin doit d’abord confirmer précisément l’allergie et vérifier que le traitement est adapté à votre situation. Dans certains cas, une période de traitement symptomatique ou des examens complémentaires peuvent être nécessaires avant de débuter l’immunothérapie allergénique.
La désensibilisation est surtout utilisée pour certaines allergies respiratoires et aux venins d’insectes. Les traitements les plus fréquents concernent :
En revanche, toutes les allergies ne peuvent pas être traitées par désensibilisation.
Concernant les allergies alimentaires, des formes d’immunothérapie existent aujourd’hui dans certains cas, notamment pour l’arachide, le lait ou l’œuf, principalement chez l’enfant et dans des centres spécialisés. Ces traitements restent très encadrés et ne conviennent pas à toutes les situations.
Le choix d’une désensibilisation dépend notamment :
Un bilan réalisé par un allergologue est nécessaire pour déterminer si ce traitement est adapté.
Chez de nombreuses personnes, la désensibilisation permet de réduire les symptômes allergiques et le recours aux médicaments.
Les premiers effets peuvent apparaître après quelques mois, mais l’amélioration reste progressive. L’efficacité varie selon les patients, l’allergie concernée et la régularité du traitement.
Certaines allergies, notamment aux pollens ou aux acariens, répondent généralement mieux à l’immunothérapie allergénique que d’autres.
La désensibilisation ne permet pas toujours de faire disparaître totalement l’allergie, mais elle peut améliorer durablement la qualité de vie.
Le coût d’une désensibilisation dépend du traitement prescrit, de sa durée et du nombre de consultations nécessaires.
Une partie des frais peut être prise en charge par l’Assurance maladie, notamment les consultations et certains traitements d’immunothérapie allergénique. Le reste à charge varie selon la complémentaire santé.
Avant de commencer le traitement, il peut être utile de demander des informations précises au médecin ou au pharmacien.
La désensibilisation est un traitement généralement bien toléré, mais des effets secondaires peuvent survenir, surtout au début.
Avec les traitements pris sous la langue, les réactions les plus fréquentes sont :
Les injections peuvent provoquer une rougeur ou un gonflement au point d’injection. Plus rarement, des réactions allergiques plus importantes peuvent apparaître, ce qui explique la surveillance médicale après certaines injections.
En cas d’asthme mal contrôlé, de fièvre ou de maladie aiguë, le traitement peut parfois être temporairement reporté.
Sources
Association Asthme et Allergies
Tout savoir sur l’immunothérapie allergénique ou « désensibilisation », Association Santé respiratoire France, 2025