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01/04/2022

Prévenir et dépister l’ostéoporose

L’ostéoporose est un facteur de risque de fracture qui associe une diminution de la densité de l’os et des perturbations de son architecture interne. Elle s’observe surtout chez les femmes après la ménopause, mais les hommes âgés peuvent également en souffrir.

Les personnes qui ont des facteurs de risque particuliers doivent être suivies dès 50 ans. 

Des mesures de prévention de l’ostéoporose peuvent être mises en place précocement : alimentation riche en calcium et en vitamine D, activité physique régulière, surveillance de la densité osseuse.

Avez-vous un profil à risque d’ostéoporose ?

Il existe un questionnaire qui permet de dépister les personnes qui sont davantage à risque de développer une ostéoporose avec l’âge :

  • Avez-vous eu un arrêt prolongé des règles (plus de 12 mois) au cours de votre vie ?
  • Avez-vous eu une ménopause précoce (avant 40 ans) ?
  • Avez-vous un antécédent parental de fracture du col du fémur ?
  • Avez-vous été anorexique ou maigre pendant plusieurs années ?
  • Avez-vous fumé pendant plusieurs années ?
  • Avez-vous consommé plus de 2 verres d’alcool par jour pendant plusieurs années ?
  • Avez-vous pris des corticoïdes par voie orale ou injectable pendant au moins 3 mois consécutifs ?
  • Vous a-t-on diagnostiqué une maladie inflammatoire chronique (polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, etc.) ou une maladie endocrinienne comme l’hyperthyroïdie ?

Si vous répondez "Oui" à l’une ou plusieurs des questions suivantes, parlez de votre risque d’ostéoporose à votre médecin.

L’anorexie à l’adolescence est un facteur de risque d’ostéoporose

Ce trouble du comportement alimentaire peut entraîner une ostéoporose dès le plus jeune âge avec des conséquences qui vont perdurer toute la vie.

Outre la carence en calcium et vitamine D, dans certains cas, l’anorexie diminue ou supprime la production d’estrogènes protecteurs, comme si la jeune fille était ménopausée. La sécrétion d’autres hormones est également perturbée, par exemple la leptine, une hormone chargée de réguler l’appétit et qui a un impact sur le tissu osseux.

Sur quoi repose le dépistage de l’ostéoporose ?

Pour les femmes qui présentent des facteurs de risque ou qui ont eu une fracture après 50 ans, le bilan de la santé osseuse repose sur l’ostéodensitométrie, un examen radiographique des os qui sert à mesurer la Densité Minérale Osseuse (DMO).

Cet examen permet d’estimer la résistance osseuse par la mesure du contenu minéral osseux. Ses résultats (appelés T) sont donnés en comparaison avec une résistance osseuse normale. Plus on s’en éloigne, moins la résistance osseuse est bonne :

  • T > - 1 : densité normale
  • 2,5 < T ≤ - 1 : ostéopénie (diminution de la résistance osseuse)
  • T ≤ - 2,5 : ostéoporose
  • T ≤ - 2,5 avec une ou plusieurs fractures : ostéoporose sévère

Comment prévenir l’ostéoporose

La prévention de l’ostéoporose commence dès l’adolescence où nous accumulons notre "capital osseux" grâce aux apports alimentaires de calcium et de vitamine D, et à l’exercice physique.

Ensuite, c’est la pratique d’une activité physique régulière qui va garder nos os en bonne santé. En particulier avec les activités qui exercent de petits à-coups sur les os, par exemple la course à pied, les sauts, le tennis, mais aussi la randonnée… ou la danse ! En effet, ce sont ces brusques variations de pression sur les os qui stimulent le processus de renouvellement osseux et permettent aux os d’accroître leur résistance aux chocs.

Après 50 ans, la prévention de l’ostéoporose repose sur les mêmes principes, et sur un suivi médical régulier, voire sur la prescription de médicaments destinés à préserver la solidité osseuse.

Quelle alimentation pour prévenir l’ostéoporose ?

Tout au long de la vie, et en particulier après la ménopause, il faut avoir une alimentation variée et équilibrée pour prévenir l’ostéoporose.

  • Elle doit être suffisamment riche en calcium : les produits laitiers en apportent, mais  également les eaux minérales riches en calcium comme Hépar, Contrex, Courmayeur ou Talians.
  • Attention en revanche à ne pas consommer trop de sel et trop de protéines animales (une viande par jour suffit) qui favorisent la fuite urinaire du calcium.
  • Pour que le calcium puisse se fixer sur l’os, il faut aussi de la vitamine D que nous synthétisons à partir des bêta-carotènes en nous exposant régulièrement au soleil (avec modération et en étant protégé par un écran solaire). Les bêta-carotènes se trouvent dans les fruits et les légumes.

En revanche, la cigarette, les boissons alcoolisées et, peut-être, les sodas sont des ennemis notoires des os. Idem pour la sédentarité et les régimes amincissants drastiques.

Sources

"100 questions-réponses sur l’ostéoporose." - Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO), Société Française de Rhumatologie.

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