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À l’occasion des départs en vacances estivales, Assurance Prévention, l’association de France Assureurs, dévoile les résultats de sa nouvelle étude scientifique1 sur les facteurs susceptibles d’affecter la vigilance au volant. Cette année, elle a mesuré, pour la première fois en France, l’impact d’une conversation téléphonique via un dispositif intégré au véhicule.

Une étude scientifique au plus près des conditions réelles de conduite

L’étude a été menée sous le contrôle d’OpinionWay en mai 2026 auprès d’un échantillon de 26 participants de 21 à 59 ans, conducteurs réguliers et utilisateurs de smartphone.

Le test consistait en un trajet de 30 mn simulant un départ en vacances :

Ce même trajet était réalisé 2 fois (soit 1h de conduite effective par participant), dans 2 conditions expérimentales :

1 924 kilomètres ont été réalisés, soit l’équivalent de 26 heures de conduite. L’étude a analysé les éléments suivants :

La conversation téléphonique détourne la vigilance du conducteur de la route

Conduire en ayant une conversation téléphonique a un impact sur le niveau de vigilance au volant et sur la sécurité du conducteur et de ses passagers, comme des autres usagers de la route. Le regard se pose sur la route ou les rétroviseurs, mais l’attention est mobilisée par la conversation. Les informations perçues sont moins bien analysées, ce qui augmente le risque d’erreur et de réaction inadaptée.

Premier signe d’alerte : le nombre de clignements des yeux augmente fortement en conversation téléphonique (+57 %). Or, cette hausse est généralement associée à une diminution de la vigilance et de la concentration. Lorsque nous sommes concentrés sur une tâche, comme la lecture ou la conduite, le cerveau tend à réduire la fréquence des clignements pour maintenir l’information visuelle.

Cette baisse de vigilance se traduit par une augmentation du nombre d’excès de vitesse (+20 %) et des freinages brutaux (+24 %), qui confirme que la charge cognitive de la conversation téléphonique détourne l’attention du conducteur.

Réglementation et chiffres clés liés à l’usage du téléphone au volant

L’utilisation ou la consultation d’un téléphone tenu en main en conduisant est interdite, tout comme le port à l’oreille de tout dispositif susceptible d’émettre du son. Seul un dispositif intégré au véhicule est autorisé. En 2024, plus de 650 000 infractions ont concerné l’utilisation du téléphone/oreillette. ​

Mais même avec un dispositif intégré, la distraction liée à un appel lorsque l’on conduit est significative. La perte d’informations est de 2 à 3 fois plus importante qu’une conversation avec un passager. 

Les défauts d’attention, liés notamment à l’utilisation du téléphone, étaient responsables de 24 % des accidents corporels en France en 2024 et ont entraîné 419 décès (ONISR).

L’étude Assurance Prévention de 20242 a montré que ce phénomène touche tous les Français : 76 % des conducteurs utilisent un distracteur au volant.

Pour aller plus loin

1Étude scientifique Assurance Prévention menée en mai 2026 par OpinionWay sur des simulateurs Develter Innovation auprès de 26 sujets volontaires conducteurs réguliers et utilisateurs de smartphone.

2 Étude scientifique Assurance Prévention menée entre le 16 et 25 avril 2024 par le pôle d’expertise du risque Calyxis sur des simulateurs Develter Innovation auprès de 27 sujets volontaires conducteurs réguliers et utilisateurs de dispositifs numériques au volant.

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