Comment réagir face à un orage ?
26 août 2026
25 août 2026
De nombreuses études montrent aujourd’hui que l’activité physique contribue à réduire le risque de certains cancers et à améliorer la qualité de vie des personnes pendant et après la maladie. Cette page présente des repères clairs, des recommandations pratiques, pour adapter l’activité physique aux différents temps du parcours : en prévention de la maladie, pour réduire les effets indésirables induits par les traitements, pour limiter les risques de rechute.
Bouger régulièrement aide à réduire le risque de plusieurs cancers.
L’activité physique agit notamment en limitant la masse grasse, en améliorant la sensibilité à l’insuline, en réduisant l’inflammation chronique et en influençant certaines hormones et défenses immunitaires.
Selon plusieurs études, le risque de cancer diminue significativement lorsque l’on atteint les recommandations d’activité physique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour les adultes, cela correspond à au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour, cinq jours par semaine, ainsi qu’à deux séances de renforcement musculaire par semaine. Le ministère de la Santé souligne plus particulièrement un effet protecteur de l’activité physique vis-à-vis des cancers du côlon (de l’ordre de 25 %), du sein (en particulier après la ménopause) et de l’endomètre.
Toute activité physique (monter des escaliers, marcher, faire du vélo, nager, jouer au ballon avec les enfants, jardiner…) durant au moins 30 minutes par jour permet de se maintenir en forme et de diminuer le risque de plusieurs cancers. Il est également bénéfique de réduire le temps passé assis.
L’activité physique est de plus en plus reconnue comme une approche non pharmacologique efficace pour contrer les effets indésirables de la chimiothérapie et d’autres traitements anticancéreux.
Maintenir une activité physique régulière avant le début des traitements prépare le corps à mieux les supporter en améliorant la forme physique, en renforçant le système immunitaire ou en aidant à gérer le stress. Dans la mesure du possible, il est important de maintenir une activité physique régulière tout au long du parcours de soins.
L’activité physique régulière pratiquée durant la maladie répond à plusieurs objectifs :
Selon l’Institut National du Cancer (INCa)(4), les patients faisant de l’exercice pendant leur traitement ressentent une diminution d’environ 25 % du niveau perçu de fatigue, pouvant atteindre 35 % dans le cas du cancer du sein.
Selon le ministère de la Santé, la pratique d’une activité physique régulière s’accompagne d’une réduction de 25 à 30 % de la mortalité cardio vasculaire chez les patients coronariens et est associée à une réduction de 40 % de la mortalité globale après un diagnostic de cancer.
La difficulté est que le cancer altère les capacités cardiorespiratoires et musculaires et rend l’exercice physique plus difficile. Les personnes atteintes de cancer ont tendance à réduire leur niveau d’activité physique pendant les traitements et ont du mal à retrouver leur niveau initial une fois les traitements achevés. Une diminution significative des niveaux d’activité physique peut être observée après un diagnostic de cancer et peut durer plus de deux ans. D’où l’intérêt d’une activité physique adaptée (APA), prescrite par le médecin, qui prend en compte l’état du patient.
Idéalement, il est recommandé de pratiquer des exercices modérés, mais réguliers et quotidiens, pour limiter la fatigue. Parmi les activités conseillées figurent la marche à pied, le vélo, la gymnastique ou la natation douce, la relaxation, le tai chi, le yoga et la natation. De nombreuses activités sportives ont été adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant de cancers.
L’objectif, pendant les traitements, est de prévenir la réduction du niveau d’activité, dès le début de la prise en charge. Pour ce faire, selon l’Institut National du Cancer (INCa), il convient de :
Il est difficile de définir des repères précis à ce stade de la maladie, ceux-ci étant principalement conditionnés par l’évolution de l’état clinique des patients et la survenue des effets indésirables des traitements.
D’après la Haute Autorité de Santé et l’Institut National du Cancer (INCa), les études montrent que l’activité physique régulière d’intensité modérée (type marche rapide) réduit la mortalité liée au cancer et le risque de récidives des cancers du sein, du côlon-rectum et de certains cancers de la prostate.
L’activité physique agit sur :
autant d’éléments cruciaux pour l’après-cancer.
De même, l’activité physique joue un rôle sur la qualité de vie physique et psychologique, sur l’estime de soi et l’image corporelle, puisqu’elle favorise le sommeil, diminue l’anxiété et les symptômes dépressifs.
Après le traitement d’un cancer, les repères et recommandations de l’Institut National du Cancer (INCa) en termes de pratique d’activité physique rejoignent ceux définis pour la population générale. L’objectif est d’adopter ou de maintenir un mode de vie actif, indissociable d’une alimentation variée et équilibrée.
Pour tous : réduire le temps de sédentarité quotidien (temps passé en position assise ou couchée, devant un écran par exemple) et rompre les périodes prolongées de sédentarité (toutes les 2 heures) par des phases courtes d’activité de quelques minutes.
Chez les enfants et les adolescents de 6 à 17 ans, pratiquer :
Pour les adultes, pratiquer :
Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, des exercices d’équilibre peuvent être intégrés aux activités quotidiennes ou de loisir au moins 2 fois par semaine.
Les repères proposés ne sont le plus souvent que des objectifs de moyen à long terme. Les notions d’individualisation et de progressivité sont fondamentales. L’objectif est de maintenir l’activité physique au long cours et d’ajuster le comportement de vie vers un « comportement plus actif ». Il peut être nécessaire de commencer par des activités physiques de faible durée ou de faible intensité, avant d’augmenter progressivement la durée et l’intensité. Des exercices plus spécifiques peuvent également être recommandés chez certains patients.
fets de l’activité physique et de la réduction de la sédentarité dans la prévention et la prise en charge des cancers. Si les bénéfices d’un mode de vie actif sont aujourd’hui bien établis, les recherches menées par la Chaire, et notamment le Professeur Martine Duclos et le Dr Gaël Ennequin, cherchent à mieux comprendre les mécanismes en jeu, à en identifier les facteurs explicatifs et à déterminer les stratégies les plus efficaces pour accompagner les patients.
Les travaux récents de la Chaire « Santé en Mouvement » montrent que l’activité physique agit à plusieurs niveaux face au cancer :
Forte de ces résultats, l’équipe de la Chaire « Santé en Mouvement » conduit à l’heure actuelle de nouveau travaux plus interventionnels, directement auprès de patients. Son objectif : affiner les stratégies de prévention et d’accompagnement des patients, en ouvrant la voie à des programmes d’activité physique plus ciblés et personnalisés.
Sources
Lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité – 2020
Sante.gouv.fr – Activité physique, sédentarité et santé – Mise à jour 12/09/2025
Gustave Roussy – Cancer Campus Grand Paris – L’activité physique, une alliée décisive dans la lutte contre le cancer – 29/07/2024
Institut National du Cancer (INCa), « Bénéfices de l’activité physique pendant et après cancer. Des connaissances scientifiques aux repères pratiques » / Collection États des lieux et des connaissances, INCa, mars 2017.
Kenkhuis MF, Van Roekel EH, Breedveld-Peters JJL, Breukink SO, Janssen-Heijnen MLG, Keulen ETP, et al. Associations longitudinales entre le comportement sédentaire et l’activité physique et la qualité de vie chez les survivants d’un cancer colorectal. Med Sci Sports Exerc. (2021) 53:2298–308. doi : 10.1249/MSS.0000000000002703
Haute Autorité de Santé – Cancer (sein, colorectal, prostate) – L’activité physique pour votre santé – Document usagers – Mis en ligne le 10 janv. 2025