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01/03/2019

Fatigue et somnolence : risques et précautions au volant

De nombreux usagers de la route sous-estiment les risques de fatigue et de somnolence au volant. Pourtant, les dangers sont bien réels. Comment évaluer son état et prendre les mesures qui s’imposent ?

Les dangers liés à la somnolence et à la fatigue au volant

Fatigue et somnolence : quels effets chez le conducteur?
Premier stade d’épuisement, la fatigue correspond à la difficulté pour le conducteur à rester concentré. Il est donc recommandé de faire des pauses régulières, dès l’apparition de certains signes.
En cas de somnolence, le conducteur connaît alors des difficultés à rester éveillé, avec un risque d’endormissement au volant élevé. Le conducteur doit impérativement s’arrêter pour se reposer au moins 15 minutes avant de reprendre la route.

La fatigue et la somnolence au volant augmentent le risque d’accident. La somnolence est en effet la 1ère cause de mortalité sur autoroute : elle est impliquée dans un tiers des accidents mortels.

Les conducteurs, automobilistes ou motards, ont un risque d’accident 3 à 4 fois plus élevé dans les 30 minutes qui suivent l’apparition des premiers signes de somnolence.

Des facteurs de risque de fatigue et de somnolence

  • Être éveillé depuis plus de 17h diminue les réflexes du conducteur, alors identiques à ceux d’un conducteur ayant un taux d’alcoolémie de 0,5g/l dans le sang.
  • Accumuler des heures de sommeil en retard.
  • Conduire entre 2h et 5h et entre 13h et 16h.
  • Ne pas faire régulièrement des pauses pour s’aérer et se dégourdir les jambes.
  • Prendre certains médicaments aux effets incompatibles avec la conduite.
  • Conduire au-dessus des limitations de vitesse.
  • Consommer de l’alcool, même sous le seuil autorisé.
  • Manger un repas trop calorique.

En 2019, nous avons dévoilé les résultats de notre étude exclusive "Bien manger pour mieux conduire" dont l'objectif était d'évaluer l'impact de l'alimentation d'un conducteur sur sa vigilance et son éveil au volant. Ils sont sans appel : les réflexes du conducteur se dégradent après un déjeuner hyper-calorique (1500 KCal), paraissent peu altérés après un déjeuner normo-calorique (500 KCal) et semblent s’améliorer lors d’une conduite en état de jeûne séquentiel (à jeûn depuis la veille au soir).

Des signes avant-coureurs pour alerter le conducteur

  • Picotement des yeux.
  • Clignement des paupières.
  • Paupières lourdes.
  • Difficulté à se concentrer sur la route.
  • Regard fixe.
  • Douleurs et raideurs de la nuque et des épaules.
  • Bâillements répétés.
  • Engourdissement.
  • Difficulté à trouver une position confortable.

Conseils à suivre pour prévenir la fatigue et la somnolence au volant

La capacité de réserve, dernier recours du corps humain
La capacité de réserve correspond à la capacité d’un conducteur à mobiliser ses "dernières ressources" en état de fatigue ou de somnolence.
Un conducteur fatigué concentre toute son attention sur un nombre réduit de tâches prioritaires, comme le maintien de la trajectoire. Lorsque sa capacité de réserve est épuisée, la vigilance et l’attention du conducteur décroissent très rapidement, augmentant le risque de s’endormir soudainement au volant.

Le sommeil est le seul remède définitif pour faire disparaître la fatigue et la somnolence. Toutefois, neuf autres mesures permettent de prévenir, ou de ralentir, la venue de ces dangers au volant :

  1. Faire des pauses de 15-20 minutes toutes les 2h et plus fréquemment la nuit, période plus propice à la somnolence.
  2. Privilégier les repas légers et sans alcool avant et pendant un long trajet.
  3. Aérer le plus souvent possible le véhicule et éviter d’avoir une température trop élevée dans l’habitacle, favorisant la somnolence au volant.
  4. Se relayer entre conducteurs pour alterner les périodes de repos et de conduite.
  5. Respecter les limitations de vitesse. Plus la vitesse est élevée, plus le cerveau doit traiter les informations rapidement, ce qui provoque davantage de fatigue chez le conducteur.
  6. Éviter les heures où le risque de somnolence est plus important (13h-16h et 2h-5h).
  7. Être attentif aux signes révélateurs de fatigue et de somnolence : nuque raide, picotement des yeux, …
  8. Choisir un bon « co-pilote » ou une playlist musical rythmée pour stimuler l’attention du conducteur.
  9. Veiller à dormir suffisamment la veille d’un long trajet en voiture ou en moto.

Bien manger pour mieux conduire : quel repas avant de prendre la route ?

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Retrouvez toutes les informations sur "Alcool, vitesse, téléphone... Comment réduire les risques au volant ?" (PDF - Dépliant Association Prévention Routière et Assurance Prévention)

Sources

Association française des sociétés d’autoroutes (AFSA) – bilan annuel
Sécurité routière – Fatigue & Conseils pour lutter contre la fatigue au volant

L'association des assureurs français

Assurance Prévention est l'association des assureurs de la Fédération Française de l'Assurance qui vous sensibilise aux risques du quotidien : route, maison, loisirs, santé...